RESEAU CIVAM RESEAU CIVAM CAMPAGNES VIVANTES

Recherche

Pas encore inscrit ? Créer un compte
(Réservé aux membres du réseau, salariés et administrateurs)


Grandes cultures économes : des résultats prometeurs


Créé le 16/02/12

En 2006, une quinzaine d’agriculteurs expérimentés du réseau RAD-CIVAM décident de créer un cahier des charges pour des cultures économes en intrants. Leur but est de le faire valider en tant que mesure agri-environnementale (MAE) et de l’intégrer au plan de développement rural hexagonal (PDRH).


L’idée directrice du projet est de refonder les systèmes de culture afin de les rendre moins sensibles aux bio-agresseurs et, de ce fait, moins consommateurs d’intrants.

 

En 2008, le projet est lauréat de l’appel à projet « Innovation et partenariat » du CASDAR. En le dotant de moyens, cette distinction lui ouvre de nouvelles perspectives.


Au cours de la période 2008/2011, le cahier des charges est testé par 56 agriculteurs du Grand Ouest. Pour les aider, ces derniers sont accompagnés par des animateurs.


En fin de programme, une quarantaine de systèmes de culture a pu être évaluée à travers une grille d’indicateurs environnementaux. Parmi eux, une dizaine révèle des profils particulièrement performants. L’analyse de leur fonctionnement, l’identification des facteurs de performance permet de rédiger un nouveau cahier des charges. Ce cahier des charges est ajusté et proposé comme base pour une MAE système.


Au terme de ces 3 ans, 23 % des exploitations répondent pleinement aux critères de ce nouveau cahier des charges, alors que seulement 8 % le respectaient au départ.

Désormais :

  • Preuve est faite que les systèmes de culture peuvent évoluer dans le sens d’une moindre dépendance aux intrants et à l’énergie, sans affecter la viabilité économique des exploitations.
  • De nouveaux leviers agronomiques sont identifiés permettant de réduire les besoins en intrants et en énergie.
  • A la lumière de ces enseignements, un cahier des charges est maintenant proposé dans le cadre de la PAC 2013.

 

Ces résultats présentés lors d'un séminaire au sénat le 13 février 2012 montrent que les grandes cultures, souvent épinglées pour leur impact sur l’environnement, peuvent, moyennant une évolution des pratiques, répondre d’ores et déjà aux objectifs de progrès fixés par les politiques publiques.