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Symposium international sur l’agroécologie : la FNCIVAM invitée à témoigner


Créé le 17/09/14

 Alors que la France vient de voter la Loi d'Avenir sur l'Agriculture inscrivant l'agroécologie comme un enjeu d'avenir, la FAO organisera les 18 et 19 septembre 2014 à Rome un Symposium international sur l’agro-écologie pour la sécurité alimentaire et la nutrition afin de faire le point sur les dernières connaissances scientifiques et de promouvoir un dialogue ouvert, tout en présentant les expériences et les programmes agroécologiques déjà existants.

 

A cette occasion, des intervenants du monde entier sont invités à venir exposer publiquement leur travail à une large audience de scientifiques, membres de la société civile et secteur privé, ainsi qu'aux membres du personnel de la FAO.

 

Invité à témoigner par le Ministère de l’Agriculture de l’Agroalimentaire et de la Forêt, Quentin Delachappelle, vice-président de la FNCIVAM, présentera les expériences menées dans le réseau CIVAM en faveur de l’agroécologie. L’occasion de rappeler que, pour le réseau CIVAM, l’agroécologie n’est pas qu’une possibilité mais une nécessité qui implique une réelle innovation sociale bien plus que technique.

 


Des exemples issus du terrain

 

Installé en Champagne-Ardenne depuis 2008, Quentin Delachappelle cultive près de 160 hectares de grandes cultures. Grace au système de polyculture, intégrant des rotations complexes, il parvient à diminuer ses consommations d’intrants tout en maintenant la rentabilité économique de son exploitation.

Après avoir été confronté à d’importants problèmes de désherbage, notamment l’apparition d’adventices résistantes à certains herbicides, Quentin a progressivement cherché des techniques plus naturelles pour protéger ses cultures. Il a ainsi redéfini la rotation de ses cultures, introduit du désherbage mécanique et a le souci de privilégier au maximum les régulations naturelles des ravageurs dans l’objectif de rompre le cycle des organismes nuisibles (mauvaises herbes, champignons). Ce rythme de production tient compte de la régénérescence du sol, afin de diminuer les apports d'engrais minéraux, grâce à l'introduction d'engrais verts en mélange sur les intercultures et de cultures complémentaires qui permettent de fixer l’azote (féverole, pois).

Résultats : Quentin a atteint aujourd'hui l'objectif du plan Ecophyto 2018 en diminuant de 50% l'utilisation de pesticides sur sa ferme sans diminuer ses marges brutes et en étant moins dépendant des aléas climatiques et économiques fréquents depuis son installation.

 


L’agriculture durable : des systèmes adaptés à leur contexte


L'agro-écologie, telle qu'elle est vécue dans le réseau CIVAM, est un moyen pour les agriculteurs de reconquérir une capacité d'initiative et d'adaptation à leur contexte territorial face à des aléas de plus en plus fréquents. Nombres d'entre eux répondent ainsi à de nouvelles attentes et nouent des partenariats afin d'optimiser leurs systèmes. Ils créent par la même occasion des partenariats avec les collectivités pour mieux valoriser leurs produits au plus près de chez eux et améliorer ainsi leur rentabilité.

S’appuyant sur les fondements de l’éducation populaire, la pratique CIVAM de l’agro-écologie passe par l’échange des pratiques entre groupes de pairs. Le fonctionnement des groupes repose sur l’implication et les expérimentations menées par des paysans-chercheurs qui, au sein du collectif, peuvent échanger, capitaliser et mutualiser leurs pratiques.

 

 

Le réseau CIVAM : 50 ans d’initiatives

 

Né dans les années 50, le réseau des Centres d'Initiatives pour Valoriser l'Agriculture et le Milieu Rural s’est construit sur les valeurs de l’éducation populaire. Son objectif était de permettre aux familles agricoles d’acquérir une véritable autonomie. Le réseau regroupe aujourd'hui près de 13000 adhérents répartis dans 120 groupes sur toute la France. Les excès du productivisme et les difficultés croissantes à maintenir des exploitations viables ont conduit progressivement les groupes locaux de paysans à expérimenter de nouvelles approche afin d’améliorer l’efficacité de leurs systèmes de production sur le plan économique, social et environnemental.

 


Contacts Presse

Quentin Delachappelle – vice-président de la FNCIVAM – 06 32 53 66 58

Chloé Marie – chargée de communication – 01 44 88 98 58