Sécheresse
les paysan·nes engagé·es dans la transition agroécologique méritent mieux
Face à l’ampleur de la sécheresse en Bretagne, FRAB, Confédération Paysanne, CIVAM et Eau et Rivières de Bretagne demandent à l’État d’en faire plus et mieux pour soutenir les fermes engagées dans la transition agroécologique.
Les maraîcher·ères et les arboriculteur·trices ont perdu beaucoup de production dans l’été et dans les semis des cultures d’hiver. Les éleveurs et éleveuses de bovins, ovins et caprins sont confrontés à des baisses de production et des manques de fourrages pour nourrir les troupeaux dans les mois qui viennent.
Notre responsabilité collective est d’accompagner ces fermes pour limiter les arrêts d’activité qui se profilent.
Cependant, les systèmes économes en intrants et bio apportent de la souveraineté à la France, des produits de qualité et respectueux de notre environnement et pourtant ils sont moins soutenus. Les récents choix politiques sont favorables aux productions intensives et aux grandes fermes.
Les éleveurs et éleveuses, les maraiche·ères et arboriculteur·trices vont tout faire pour nourrir leur troupeau et relancer les cycles de productions. L’État se doit d’être à leur côté.
Nous affirmons que l’ampleur de la sécheresse nécessite plus de moyens de la part de l’État et des collectivités :
- L’aide d’urgence à la trésorerie avec 16 millions € en Bretagne est largement insuffisante pour soulager les trésoreries des fermes d’autant qu’il est injuste d’avoir pour critère d’accès aux aides la seule notion de taux d’endettement
- L’État a la possibilité de réorienter les aides mal ciblées que sont les aides à l’achat d’engrais chimique provenant de l’étranger, l’aide au carburant non routier ou le dégrèvement de taxe foncière qui bénéficie aux plus grosses fermes sans cibler les difficultés liées à la sécheresse
- Les Collectivités et l’État peuvent faciliter l’organisation de la solidarité professionnelle en particulier pour la mobilisation des fourrages nécessaires aux troupeaux : transport, valorisation des espaces non agricoles de l’État et des collectivités, limitation des fourrages captés par les méthaniseurs
- Les pouvoirs publics ont la responsabilité de soutenir financièrement nos structures en première ligne sur le terrain pour accompagner collectivement et individuellement les paysannes et paysans
Les fermes engagées dans l’adaptation et la transition agroécologique méritent mieux. Nous attendons une réaction rapide et à la hauteur des pouvoirs publics.
Retrouver le communiqué de presse intégral, le témoignage de Jonathan Sablé, jeune installé à Claye (35) et les contacts presses sous ce lien : Communiqué de presse secheresse inter-structures