Pour des
campagnes
vivantes

Les expériences de terrain

Expérimentation de nouvelles formes de partenariat entre agriculteurs et citoyens, focus sur les familles à petit budget et initiatives d’accès à une alimentation durable, petit tour d’horizon des différentes expérimentations et défrichages réalisés

Maraîchage solidaire dans la Drôme et dans l'Allier

Le principe du Maraîchage solidaire ? C’est le prêt de parcelles et l’accompagnement technique des maraîchers auprès des épiceries et de leurs bénéficiaires pour les travaux menés (choix des légumes, plantation, entretien, etc…). La récolte des légumes alimentent les rayons des épiceries sociales.

# Dans la Drome : 
Marie, agricultrice installée à Vaunaveys-la-Rochette (26), accueille les adhérents de 4 épiceries sociales autour d’ateliers de maraîchage. Pommes de terre, carottes, tomates et courges sont mises en culture puis récoltées pour venir alimenter les rayons des épiceries. Une partie de la production est transformée en conserve (gratin dauphinois, velouté, compote) lors d’ateliers de transformation collectifs.

  • Objectif : approvisionner en légumes locaux et de qualité des épiceries sociales et solidaires en coopération avec des maraîchers du territoire.
  • 4 Épiceries, 1 agricutrice, 27 adhérents d’épiceries, ont participé aux ateliers, 800 familles concernées

# Dans l’Allier  : 

  • Objectif : Approvisionner des épiceries sociales et solidaires en légumes locaux et de qualité
  • 2 Épiceries, 2 maraîchers locaux, 15 bénéficiaires impliqués, 550 familles concernées

# Enseignements
Bien identifier les attentes et les besoins des partenaires en termes de lien social et d’enjeux économiques lors du processus de co-construction est essentiel pour la réussite et la pérennisation du projet de Maraîchage solidaire. Les réponses économiques et sociales doivent être adaptées aux territoires et à leurs acteurs pour assurer le bon équilibre du partenariat.C’est ainsi que sur le territoire Drômois, les épiceries et la maraîchère ont convenu que les produits récoltés seraient donnés en compensation de l’aide apportée sur l’exploitation.

Dans l’Allier, une compensation financière est versée aux maraîchers pour l’encadrement des ateliers maraîchage et cuisine en contrepartie des légumes produits et donnés aux épiceries. Cette indemnisation prend en compte le temps d’animation des ateliers, mais aussi les aspects logistiques (eau nécessaire à l’irrigation, temps passé par les maraîchers pour l’entretien des parcelles en dehors des ateliers, transport des légumes). Outre l’attachement et le militantisme des maraîchers pour le projet, il s’agit surtout de reconnaître et valoriser leur implication, leur travail et expertise. La mise en place de ce cadre a favorisé la constitution d’un équilibre partenarial juste et transparent entre les acteurs du projet.

 

Une belle histoire entre ville et campagne dans le finistère

# Une action en deux temps : Le choix a été fait d’un format simple et convivial dans un premier temps : des matinées thématiques qui regroupaient habitants et paysans se sont déroulées au centre social ou sur les fermes. Dans un second temps, des rencontres avec d’autres initiatives qui travaillent sur l’accès à l’alimentation et des temps de partages entre structures ont permis la mise en place d’actions communes plus ambitieuses, telles qu’un festi’ marché à Keredern.

  • Objectif : Mise en place d’un cadre propice à la démocratie alimentaire
  • 3 associations partenaires, 15 bénévoles, habitants et paysans 70 familles concernées, 600 euros de commandes de légumes en moyenne par mois

Solid’ alim en Occitanie

# Des actions co-construites entre agriculteurs et structures sociales : Cinq groupes d’agriculteurs sur trois départements de l’Occitanie (Aude: GEM de Narbonne et GEM de Carcassonne, Hérault: GEM de Montpellier et Lieu Ressources de Pézenas, Lozère: Quoi de 9) ont participé à l’évolution des questionnements sur les pratiques alimentaires en co-construisant avec les structures sociales partenaires :

  • Des actions au sein des structures : acheter, cuisiner et transformer ensemble; déconstruire les idées reçues sur la consommation en abordant les thèmes des prix, de la qualité, de l’origine, ou encore de la saisonnalité.
  • Des actions chez les agriculteurs : des visites de fermes, à la découverte des productions et des métiers, des ateliers de transformation, des actions de glanage sur les marchés.

# Un des enseignements  : Nous avons constaté que la question de l’accès à l’alimentation durable pour tous passe d’abord par le partage, le renforcement des liens sociaux et la remise en confiance des personnes quant à leur place dans la société. Les relations nouées entre agriculteurs et structures sociales pourront ensuite amener à la création de nouveaux circuits d’approvisionnement et au développement d’autres projets communs.

  • Objectifs : construire des relations équitables et solidaires entre agriculteurs et personnes en situation de précarité pour un accès à une alimentation durable
  • 3 Départements,5  structures sociales, 20 agriculteurs impliqués, 120 bénéficiaires impliqués

Une cuisine collective au Palais de la femme à Paris

Le Palais de la Femme est un centre d’hébergement de la Fondation Armée du Salut qui accueille des personnes en situation de grande fragilité. Ce projet vise à transformer le self en cuisine collective pour donner accès aux personnes en situation de précarité du Palais de la Femme à une alimentation de qualité. L’objectif est d’accompagner les résidents vers une autonomie plus globale, à travers l’alimentation, en adaptant le suivi aux souhaits et profils de chacun pour sortir de la distribution et de l’assistanat.

  • Objectif : Accompagner les résidents vers l’autonomie à travers l’alimentation
  • 120 bénéficiaires (dont 50 mères avec enfants), 73 bénéficiaires impliqués, 4 partenariats : AMAP, La Ruche qui dit Oui, Hop Hop Food,  Les Jardins d’Alcinoos

# Un des Enseignements  : Étant donné les faibles ressources des personnes accueillies, l’accès à une alimentation choisie et de qualité reste compliqué et ce malgré la mise en place de « chèques services » qui sont distribués chaque mois aux résidentes par la structure d’hébergement (habituellement d’un montant de 5€ par jour et par personne). Ces chèques services, qui ne sont pas acceptés par de nombreux commerçants à ce jour, restent de plus d’un montant insuffisant face aux prix pratiqués en région parisienne. Ces difficultés rencontrées orientent les résidents vers une alimentation «fléchée», qui se limite à des enseignes de grande distribution. Il faut bien entendu garder à l’esprit que chacun a sa définition d’une alimentation de «qualité», terme autour duquel de fortes divergences soulèvent de nombreuses questions à ce jour.

 

Au panier partagé à Aunis Sud

# Une épicerie solidaire En 2014, le Centre Intercommunal d’Action Sociale Aunis Sud a ouvert son épicerie solidaire «Au panier partagé». Ce lieu de convivialité, d’information et d’insertion, est un outil au service de la lutte contre l’exclusion dans un territoire situé en secteur rural et semi-rural. «Au panier partagé » permet à des personnes en difficulté sur le plan socio-économique d’acheter des produits alimentaires, d’hygiène et d’entretien variés, de qualité, moyennant une faible participation financière et ce dans des espaces aménagés en libre-service.

L’épicerie propose également des actions collectives, telles que des «ateliers cuisine thématiques» pour sensibiliser notamment sur le gaspillage alimentaire (avec l’association TERDEV), sur l’équilibre alimentaire, la nutrition et santé (avec l’association ACREDIA). D’autres actions sont en cours ou à venir auprès des bénévoles et/ou du public sur l’estime de soi, l’hygiène alimentaire, la pratique d’une activité physique adaptée, l’accès aux loisirs et vacances).

  • L’objectif : lutter contre l’exclusion à travers l’alimentation
  • 24 communes concernées, 2 salariés, 45 bénévoles,366 familles clientes,934  bénéficiaires 19 ateliers cuisine, 3 Ateliers parents/ enfants,  5 partenaires : ANDES, Banque Alimentaire, Leclerc, U express, Biocoop