Pour des
campagnes
vivantes

Nos méthodes

Conjuguer approche collective et individuelle

L’histoire du réseau CIVAM s’inscrit dans celle de l’éducation populaire. Chaque groupe CIVAM est le moteur de sa propre évolution.Par l’expérimentation chez soi ou en collectif, par les échanges entre pairs, par l’ouverture sur le reste de la société, les agriculteurs construisent eux-mêmes leurs savoirs et leur cheminement vers l’autonomie. Ainsi, la posture des animateurs de groupes CIVAM n’est pas celle du conseiller qui prescrit des techniques mais plutôt celle d’un accompagnateur au service du collectif.

Cela implique de mobiliser de nouvelles compétences (animation de réunion, gestion de projet, maîtrise des dynamiques collectives…) mais aussi de trouver un nouveau positionnement par rapport à ceux qu’il accompagne : trouver la bonne distance, savoir construire un accompagnement sur la durée, accepter l’expérimentation et ses éventuels échecs, prendre parfois des risques, savoir écouter, savoir clarifier son rôle par rapport au groupe… Petit tour d’horizon de nos outils et méthodes

Un parti pris : l’éducation populaire

 

“L’éducation populaire qualifie les actions collectives ou émanant du collectif. Elles ont pour vocation de donner à chacun-e les connaissances pour qu’il-elle devienne acteur de sa vie, participe et s’engage dans la société, chemine vers l’autonomie responsable et critique, dans une volonté de transformation du monde ou de la société dans laquelle il-elle évolue”.
Rapport Épanouir 2008.

Aider la personne à cheminer de sa préoccupation à son projet

La dimension d’évolution collective chère aux Civam ne va pas sans un contact individuel qui peut viser le simple repérage des préoccupations et questions de chacun-e avant la mise en place du groupe, mais qui peut aussi constituer, selon les groupes et les projets, une part plus ou moins importante du dispositif d’accompagnement, le reste étant traité de manière collective.

Partager l’expérience de chacun-e entre pairs

“Le groupe assemblé autour d’un objectif commun détient une grande partie des réponses aux questions que se posent ses membres”, Réseau Civam.
“C’est grâce au groupe que je prends mes décisions seul”, Pierre-Yves, éleveur en Ille-et-Vilaine.

  • Entre agriculteur-rices : méthodes de co-construction de solutions et de résolution collective de problèmes
  • Entre accompagnant-es : méthodes de debriefing et de co-construction de situations d’accompagnement

Dans la mesure où le groupe s’assemble sur un but commun, la diversité des savoirs, des expériences et des avancées au sein du groupe devient une richesse pour la progression du groupe.

Quand le groupe ne suffit pas à apporter les réponses à ses questions, il recourt à des compétences extérieures (autre pair “plus avancé”, expert technique…) ou à la Recherche (agronomie, sociologie, ergonomie, socio-anthropologie) , ce qui mène souvent à l’élaboration de projets de recherche-action.

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